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Automne

de Julien Mage  

Un texte sur l’amour et la mémoire joué par Yvette Théraulaz et Jacques Michel. Le paysage partagé de deux vies qui s’entretissent. Tendre et cruel.
 mémo  Ma 27 mars 20h00
Théâtre / dès 16 ans
70 min. / CH

Théâtre du Pommier

Tarifs habituels
Plein tarif 25.– / AVS, AI, chômeur 17.– / Etudiant, apprenti, CarteCulture CARITAS 10.– / Autres cartes 15.– (voir conditions) / Elève du CCN 5.–

Automne

de Julien Mage  

 
 
Mise en scène Jean-Yves Ruf Jeu Yvette Théraulaz et Jacques Michel Assistanat à la mise en scène et administration Maria Da Silva Scénographie et costumes Valeria Pacchiani Assistante costumes Anna Pacchiani Maquillage Sonia Geneux Régie générale Nicolas Béguin Lumière Vicky Althaus Son Fred Jarabo Compagnie de L’Oiseau à Ressort (CH) Soutiens Ville de Lausanne, Loterie Romande, Fondation Leenaards, Fondation Ernst Göhner, Fondation suisse des interprètes Coproductions Cie du Chat borgne et Théâtre du Grütli
 
 

Un couple d’octogénaires se rend au théâtre pour voir la pièce d’Ödön von Horváth, les «Légendes de la Forêt viennoise». Ils se sont trompés d’horaire et se voient obligés de patienter durant une heure. Ce temps de l’attente devient un espace de parole. Ils se rappellent les mises en scène qu’ils ont déjà vues de la pièce, puis leur enfance, parlent de leur couple, de leurs enfants, de la mort qui approche. C’est toute une vie qui défile sous nos yeux avec ses joies, ses regrets et ses aveux. Ecrite par le jeune auteur romand Julien Mages, «Automne» est un texte dramatique aux airs tchékhoviens.

«J’ai connu Julien Mages en tant qu’intervenant à La Manufacture de Lausanne, il était dans la première promotion de l’école. J’ai ensuite suivi son travail d’auteur et de metteur en scène. Dernièrement, il me parle d’un texte qu’il est en train d’écrire, sur la vieillesse et la mémoire. Il me l’envoie en me demandant si cela m’intéresserait de le mettre en scène. J’ai immédiatement aimé ce texte autant pour la qualité de ses dialogues que pour la finesse de son écriture.

On peut d’emblée se méfier d’un texte sur un couple de personnes âgées, difficile d’éviter le piège de la mélancolie et du bon sentiment. Ici, au contraire, l’humour est féroce et les rapports sans concessions. C’est ce qui m’a attiré. Une manière toute tchekhovienne d’ausculter les rapports humains, au scalpel, mais sans cruauté gratuite et avec une grande tendresse.

Le sujet est bordé d’écueils et l’écriture garde une crête tranchante, à vif. C’est pour moi la principale qualité du texte, aborder des sujets graves (le fossé générationnel, l’érosion des couples, la mémoire, la maladie, la mort) avec cette grâce et cet humour qui nous permettent justement de suivre les personnages plus profondément.»

Jean-Yves Ruf, metteur en scène

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